Hypnothérapie 2018-03-08T10:57:58+00:00

L’hypnothérapie

Accéder à son inconscient

La transe, un état naturel quotidien

Etat hypnotique

Etat de conscience modifié

Hypnos, Dieu du sommeil, est le gardien de la nuit

Changer des modes de fonctionnement obsolètes devenus encombrants

L’hypnose est un outil et son champ d’application est vaste. Lorsque nous parlons d’hypnothérapie, nous parlons d’hypnose appliquée au soin, à la thérapie. L’hypnothérapeute est un professionnel de l’hypnose thérapeutique, ce que n’est pas l’hypnotiseur.

La transe hypnotique est un état de conscience modifié, le tracé de l’électroencéphalogramme est différent de celui du dormeur. L’imagerie cérébrale démontre qu’un même stimulus peut être considéré comme douloureux dans un état de veille normal et non douloureux sous hypnose, d’où l’utilisation de plus en plus fréquente de cette technique pour éviter les anesthésies médicamenteuses.

L’hypnose est un état naturel que chacun peut expérimenter au quotidien lors d’un trajet répétitif dans les transports ou dans des réunions ennuyeuses, tout moment où notre attention décroche, vous êtes alors en transe hypnotique.

Grâce à l’état hypnotique, l’hypnothérapeute conduit le patient, réceptif aux suggestions, à trouver en lui des ressources, des capacités, des compétences insoupçonnées qui lui permettent de mettre en place de nouvelles stratégies, d’activer un processus thérapeutique, de changer les modes de fonctionnement obsolètes devenus encombrants.

Les techniques de régression en âge permettent de retrouver l’origine d’un problème dans le passé et de favoriser une expression émotionnelle intense (abréaction). En hypnose, contacter et accueillir ses émotions est capital. Un travail en hypnothérapie, notamment lors de régressions, peut être bouleversant émotionnellement. L’hypnothérapeute doit gérer la situation lorsque de fortes émotions sont libérées. Un accompagnement par un professionnel ayant reçu une formation en psychopathologie est vivement conseillé.

L’hypnose permet d’accéder à l’inconscient contrairement à la relaxation et à la sophrologie qui s’adressent au conscient.

Croyances erronées sur l’hypnose

« Je vais perdre conscience / Je vais être endormi à mon insu / J’ai peur de ne pas me réveiller »

L’état de transe hypnotique est un état de conscience modifié et non pas un état d’inconscience. Le patient tout en se tournant vers l’intérieur, reste en contact avec l’extérieur. C’est un mythe de croire que l’on va être endormi à notre insu.

Il existe différents états hypnotiques, appelés transes, du plus léger au plus profond. Ce sont des états de conscience modifiés qui se situent entre la veille (ondes bêta) et le sommeil profond (ondes delta).

Entre ces 2 états, l’état hypnotique (ondes alpha) qui nous intéresse, correspond à un état de relaxation légère, le patient reste éveillé, détendu, il oscille entre être là et ne plus être là, juste entre endormissement et éveil.

Quant à la transe profonde (ondes thêta, état de rêve), elle ressemble au sommeil (relaxation profonde), à un état de méditation.

L’état de transe hypnotique est entretenu par le thérapeute. Si la relation s’interrompt, le patient décide de sortir de transe pour soit revenir à un état de veille, soit s’endormir un court instant.

« Je vais faire/dire n’importe quoi »

Pour qu’une suggestion hypnotique soit réalisée par le patient, il doit d’abord l’accepter. Si une suggestion heurte le patient, celui-ci la rejettera ou sortira de transe.

Dans l’hypnose de spectacle, la suggestibilité des personnes est testée au préalable. Ces personnes sont volontaires pour se donner en spectacle. On parle de soumission librement consentie.

« Je suis suggestible » renvoie à la capacité à recevoir les suggestions.

« Je suis hypnotisable » renvoie à la capacité à entrer en hypnose

L’hypnose et les enfants

Les enfants sont particulièrement réceptifs à l’hypnose du fait de leur facilité à accéder à leur imaginaire.

Quelques indications de l’hypnothérapie

Addictions – Anxiété – Arrêt du tabac- Bien-être – Burn-out – Confiance en soi – Dépression

Deuil et séparation – Enurésie – Gestion de la douleur – Gestion des traumatismes

Phobie – Préparation aux examens – Scolarité – Stress – Timidité – TOC

Troubles alimentaires et gestion du poids – Troubles du sommeil

Un peu d’histoire

Etymologiquement, le mot « hypnose » vient du grec ancien húpnos qui signifie Sommeil.

Hypnos, Dieu du sommeil et père de Morphée Dieu des rêves, est le gardien de la nuit qui reste éveillé quand le monde est endormi.

La transe hypnotique, état de conscience modifié, remonte au tout début de la civilisation. Nous la trouvons dans les médecines antiques, dans différentes cultures et civilisations : en Inde avec les yogis et les fakirs, dans les pays arabes, en Afrique, au Brésil, au Tibet, etc.

Quelques personnalités qui ont joué un rôle important dans l’histoire de l’hypnose 

Dr Franz Anton Mesmer (1734-1815) et le magnétisme animal : Le corps dégage des forces magnétiques à l’instar des minéraux, des planètes. L’utilisation thérapeutique d’un fluide magnétique universel (passes magnétiques) influencerait le fonctionnement des organes.

Début du 19ème siècle : Premières opérations chirurgicales (dentaires, amputations) sous hypnose.

Au milieu du 19ème siècle, l’apparition du chloroforme éclipse l’hypnose pour anesthésier les patients.

Dr Jean-Martin Charcot (1825-1893) utilise l’hypnose expérimentale, sous une forme autoritaire, sur des malades hystériques à l’hôpital de la Salpêtrière, à Paris.

Pr Hippolyte Bernheim (1840-1919) insiste sur l’importance des suggestions.

Dr Sigmund Freud (1856-1939) : L’hypnose que S. Freud utilise à ses débuts est autoritaire. Il lui reproche l’influence qu’une personne toute-puissante peut avoir sur un sujet sans défense ; de supprimer les résistances du sujet rendant ainsi l’analyse difficile ; et d’être incompatible avec la libre association. Il l’abandonne au profit de la talking-cure.

Selon S. Freud, l’inconscient est l’endroit du psychisme qui contient les représentations refoulées, censurées car jugées inadmissibles par le surmoi, c’est un réservoir de pulsions menaçantes. Les lapsus, actes manqués et autres manifestations involontaires sont des manifestations des représentations refoulées qui arrivent à passer la barrière de la censure. L’hypnose permet d’accéder à ces contenus inconscients refoulés en levant la barrière des résistances.

Dr Milton Erickson : Ses travaux sont incontournables en hypnose thérapeutique.

L’hypnose ericksonienne est une hypnose clinique sur-mesure qui prend en compte les besoins de la personne à un moment donné. Il s’agit d’une hypnose stratégique.

M. Erickson croit aux vertus bénéfiques de l’inconscient et à la communication entre conscient et inconscient du patient et du praticien.

Selon M. Erickson, seule l’hypnose donne un accès rapide à l’inconscient en court-circuitant le conscient.

Les autres courants

L’hypnose classique : Il s’agit d’une hypnose directive, autoritaire avec une position dominante de l’hypnotiseur. Ex : L’hypnose de spectacle. L’hypnose de rue. Tout hypnothérapeute aujourd’hui peut être amené à utiliser des techniques de l’hypnose classique.

La nouvelle hypnose (Araoz, 1979) improprement appelée « Hypnose ericksonienne » : Cette hypnose, couramment pratiquée aujourd’hui, est plus permissive, suggestive et indirecte, elle reprend certains principes de base de l’hypnose ericksonienne en les adoucissant, abandonnant les techniques « dures » de M. Erickson.

L’hypnose humaniste (Lockert, 2001) : Il s’agit pour le patient d’augmenter la conscience au lieu de la diminuer, pour accéder à l’inconscient, on parle d’état augmenté de conscience. Le patient dirige son changement avec l’aide du thérapeute qui sert de guide et qui ne donne aucune suggestion hypnotique.

Les séances ne remplacent pas une consultation chez votre médecin.

N’arrêtez pas vos médicaments sans l’avis de votre médecin prescripteur.