Psychothérapie 2018-03-08T10:55:53+00:00

Psychothérapie

La psychologie clinique étudie les faits psychologiques, la partie visible d’un iceberg, et elle s’intéresse à comprendre ce qui est sous-jacent, non-visible, car dans la conduite humaine, il y a une part saisissable par la conscience et une part qui nous échappe : l’inconscient.

La psychologie clinique étudie les conduites humaines normales ou anormales (on parle de psychopathologie : qui étudie les dysfonctionnements psychiques). Elle s’intéresse aux cas individuels pour mettre en évidence les particularités ou les altérations du fonctionnement psychique. Elle reconnait l’individualité de chaque être humain et l’absence de séparation corps/esprit est fondamentale.

Le patient s’extrait, s’extirpe de sa vie lors des séances, la revit en paroles avec le psychologue clinicien. Il devient le spectateur de sa vie, il peut prendre alors conscience de ses manières d’être et de réagir. Le psychologue clinicien est un support : on ne lui dit pas la même chose qu’à un(e) ami(e) avec qui on se contrôle pour ne pas rompre le lien amical.

La souffrance est inhérente au genre humain, toute manifestation de souffrance n’est pas pathologique, anormale. Il est normal d’être triste, déprimé après un deuil, un échec, un chagrin d’amour, il est normal de pleurer de temps en temps. Personne ne peut décider à l’avance du temps qu’il nous faudra pour faire un deuil car nous sommes des individus uniques. Par contre, si ça perdure, si ça vous empêche de vivre, il faudra envisager de consulter un psychologue clinicien pour rétablir un rapport au monde normal, à retrouver la capacité de travailler, aimer, vivre normalement, avec éventuellement l’aide de médicaments. Comment définir ce qui relève chez un individu de processus normaux ou de processus pathologiques ? Il n’y a pas de barrière étanche mais une continuité entre le normal et le pathologique. Nous avons tous des petites zones d’ombre de nature pathologique, comme par exemple une petite phobie qui ne nous empêche pas de vivre, de sortir, de travailler, d’aimer, qui ne nous prive pas de notre liberté. Dans le cas contraire elle devient pathologique et l’adaptation au monde est altérée de façon inquiétante pour le sujet ou pour les autres. Il y a une différence de degré et d’intensité.

L’être humain a une certaine souplesse dans ses processus psychiques qui lui permet de s’adapter. Mais si l’environnement exige trop de lui et le déborde, sa structure psychique se déstabilise, se décompense et donne lieu à des conduites pathogènes et destructrices. Certaines circonstances de la vie, sources de difficultés existentielles (deuils, maladies, fin de vie, traumatismes, chômage, retraite, déménagement, etc.), certains caps de la vie comme l’adolescence, la sexualité, la rencontre avec l’autre sexe, la maternité/paternité, la retraite, vont nous amener à des remaniements intérieurs, à des transformations de notre corps, etc. et il est possible que notre structure psychique jusque-là normale, se déstabilise et déséquilibre notre adaptation au monde au point d’être débordé par l’émergence de problèmes, d’angoisse.

Nous ne nous limitons pas aux signes de défaillance mais relevons aussi les éléments favorables au patient, comme sa capacité de résilience, ses qualités humaines comme le courage, l’énergie, la compliance au traitement, comment il va arriver à compenser ses manques pour améliorer son rapport au monde.

Passation de tests projectifs au cabinet :

  • Adultes : TAT, Rorschach
  • Enfants : CAT, Patte noire